Comment calculer un bilan carbone ?

Face aux différentes politiques mises en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, des outils d’évaluation étaient nécessaires pour calculer les émissions de carbone d’une activité, d’un projet ou d’un territoire. Le sujet est majeur au niveau de la construction, car ce secteur représente plus de 24 % des émissions de gaz à effet de serre.

Les principes du bilan carbone

En France, l’outil le plus connu pour réaliser cette opération est le Bilan carbone®. Développé par l’ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l ‘énergie (ADEME), il se décline en deux versions et divers guides sectoriels :

  • la version « entreprises » qui évalue les émissions nécessaires au fonctionnement d’une activité industrielle ou tertiaire .
  • la version « collectivités » qui se décompose en deux modules :
  • le module « patrimoine et services » : émissions de fonctionnement de la collectivité pour ses propres activités ;
  •  le module « territoire » : émissions de toutes les activités (industrie, tertiaire, résidentiel, agriculture transport … ) prenant part sur le territoire de la collectivité.

Le Bilan carbone® est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (directes ou induites par l ‘activité, le projet ou le territoire). Cette évaluation est la première étape indispensable pour réaliser un diagnostic « effet de serre » . Elle consiste en l’identification, la quantification et la hiérarchisation des postes d’émission.

La méthode

Les guides sectoriels Afin de prendre en compte les spécificités, la définition du périmètre d’études, les facteurs d’émissions propres à un secteur, l ‘ADEME a publié différents guides sectoriels dont un sur le secteur de la construction : Le guide sectoriel bâtiment (novembre 2010).

Réalisé en partenariat avec le Centre scientifique et technique du bâtiment, ce guide de mise en oeuvre vise à expliciter et à adapter l ‘ utilisation de la méthode Bilan carbone® pour un usage dédié au bâtiment. Ce guide présente : … le contexte spécifique lié au bâtiment (enjeux, principes de la QEB, normalisation, outils) ;

  • un cadrage méthodologique : contextes d’ usages et convention de calcul;
  • les principes à retenir pour obtenir les facteurs d’émissions de produits de construction et d’équipements ;
  • une proposition de facteurs d’émissions génériques pour les bâtiments construits.

Des retombées concrètes

Ainsi , pour une opération de construction, il est possible de comparer des résultats pour plusieurs variantes du projet. L’analyse des calculs permet alors d’effectuer des choix concernant les matériaux (sobriété des émissions pour la fabrication, mais aussi le transport), les modes constructifs (filières sèches, par exemple), l’organisation des travaux (transports de personnes), etc.

En conséquence, pour un maître d’ouvrage ou une entreprise de construction, les intérêts d’effectuer ces calculs pour connaître les émissions de C02 d’un projet de construction sont multiples :

  • quantifier l ‘impact global de ce type de projet sur le climat ;
  • faire baisser les émissions de C02 grâce à l’identification des points faibles et la recherche de variantes (à court, moyen ou long terme) ;
  • communiquer sur la démarche (valeurs sociétales, volonté d’exemplarité, etc.).

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