Confort acoustique et Habitat durable

Le confort acoustique peut être défini comme l ‘absence de nuisance auditive gênante qu’on appelle communément « bruit ». Cette nuisance est importante dans le bâtiment et en particulier les logements, puisque deux Français sur trois déclarent être personnellement gênés par le bruit à leur domicile (à des fréquences diverses). Ceci a conduit l’État à légiférer. Mais le confort acoustique consiste aussi à créer des ambiances sonores de qualité.

Les différents types de bruit

Dans le bâtiment, le bruit se propage soit par la structure, soit par l’air. On distingue principalement quatre familles de bruit en fonction de leur source :

  • les bruits aériens extérieurs (trafic routier, ferroviaire ou aérien, bars, etc.) ;
  • les bruits aériens intérieurs (conversations, téléviseur, etc.) ;
  • les bruits d’impact (bruits de pas, chutes d’objets, etc.) ;
  • les bruits d’équipements (ascenseur, climatisation, robinetterie, ventilation, etc.) .

Réglementations acoustiques La nouvelle réglementation acoustique (NRA) concerne toutes les habitations neuves ou ajoutées aux bâtiments existants dont le permis de construire est postérieur à janvier 1996. Pour les tertiaires (hôtels, enseignement, santé), la loi date d’avril 2003. Enfin, pour les locaux sportifs, les crèches et le paramédical, le décret est imminent.

les solutions aux nuisances acoustiques

Des solutions adaptées aux différents types de bruits existent :

  •  Bruits aériens extérieurs : on travaillera principalement sur l’étanchéité à l’air et sur le traitement des vitrages qui est le point faible (labels Cekal et Acotherm) et les entrées d’air.
  • Bruits aériens intérieurs : ce bruit est transmis par les parois. On utilisera la loi de masse : plus c’est lourd, mieux cela isole. Ou la loi masse-ressort-masse, principe qui consiste à utiliser des parois doubles ou triples, comme des plaques de plâtre (masse), séparées par une laine végétale ou minérale (ressort) qui absorbe et dissipe l’énergie ce qui limite la surcharge des structures. Les portes répondent au label FASTE.
  • Bruits d’impacts : le traitement de ces bruits se fait à la source et va faire appel d’une part à la loi de masse et d’autre part à l’amortissement par la pose de matériaux résilients sous les revêtements de sols, parfois délicats en termes de rénovation !
  •  Bruits d’équipements : ces bruits doivent être principalement traités à la source : matériels silencieux (qui sont aussi très souvent économes en énergie), pièges à sons, amortisseurs, anneaux acoustiques.

les ambiances sonores de qualité

 

Les divers labels acoustiques sont parfois nécessaires (Qualitel, propositions du GIAC) mais ne suffisent pas toujours pour qualifier une bonne ambiance sonore. Le conseil d’un expert acousticien est vivement conseillé pour des solutions adaptées et efficaces (en coût et en confort). Son travail peut porter sur :

  • l’action de réduction des sources sonores parasites proches ;
  • l ‘équilibre entre les bruits aériens extérieurs et intérieurs, surtout en rénovation où la suppression des premiers a conduit à des plaintes de voisinage ;
  • la qualification sonore des bruits d’équipements ou d’accessoires : portes, fenêtres, poignées, pieds de chaises, plateaux de self, etc. ;
  • l’optimisation du temps de réverbération selon l’usage ;
  • la cohérence thermique économique et architecturale.

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