Les différents systèmes d’isolation thermique

Dans un bâtiment, les déperditions thermiques proviennent :

… des déperditions surfaciques : à travers les parois opaques (murs, planchers, toitures) ou vitrées du bâtiment ;

… des déperditions linéiques ou « ponts thermiques ,, : aux jonctions des parois entre elles (façades-planchers, façades-menuiseries, façades-refends etc.) ;

… des déperditions par renouvellement d’ air: ventilation, mais aussi infiltrations non souhaitées et non maîtrisées.

Systèmes d’isolation thermique des surfaces opaques

Trois grands principes existent : l ‘isolation thermique intérieure (ITI), extérieure (ITE) et répartie (ITR).

Les différents types d’isolation peuvent potentiellement produire des performances équivalentes en termes de résistance thermique. Par contre, l’impact sur les ponts thermiques est très différencié.

Isolation thermique par l’intérieur (ITI) et l’extérieur (ITE)

 

Ce sont les deux techniques d’isolation le plus largement utilisées en France, en neuf (lTI et ITE) et en rénovation (ITE). Elles se différencient également selon le type de bâtiment concerné (tertiaire, collectif, maison individuelle).

Isolation thermique répartie (ITR)

Dans le neuf, cette technique consiste à utiliser un matériau remplissant une double fonction : structurelle et isolante. L’isolation de la paroi finie est apportée par le matériau structurel. Quelques exemples de produits : briques en terre cuite, blocs en béton de granulats légers (argile ou schiste expansée, ponce, béton cellulaire).

Mais, les exigences réglementaires accrues font que l’isolation répartie a tendance à nécessiter des épaisseurs de mur très importantes. Pour limiter cette « surépaisseur », il est alors possible d’associer et de compléter une ITR par une isolation intérieure ou extérieure.

Toitures

L’isolation de toiture est obtenue :

  • soit par un complexe isolant fixé en intérieur : en sous pente, sur plancher haut lourd ou sur faux plafond ;
  • soit en extérieur sur-toiture : il s’agit de la technique du sarking.

Rupteurs de planchers

Les rupteurs de ponts de planchers sont le plus souvent constitués d’une âme en polystyrène ou en laine de roche haute densité insérée entre le plancher lourd, préfabriqué ou coulé en place, et le mur de façade. En présence de balcons, l’isolant peut être traversé d’armatures métalliques afin d’ assurer la continuité mécanique. Les rupteurs permettent de réduire le pont thermique dans une proportion de 50 à 80 %.

Menuiseries isolantes vitrées (ou non)

La performance thermique d’une paroi vitrée dépend de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la qualité de la mise en oeuvre de la menuiserie. Les menuiseries peuvent nécessiter la présence d’un rupteur de pont intégré, comme dans le cas des menuiseries aluminium. Les doubles vitrages (deux verres emprisonnant une lame d’air ou d’argon) utilisent le pouvoir isolant d’une lame d’air hermétiquement enfermée. Les vitrages isolants existent également sous la forme de triple vitrage.

La qualité des fermetures (volets, persiennes) intervient également, en particulier dans le cas des volets roulants.

Amélioration et matériaux innovants

 

En fonction des exigences réglementaires accrues, les performances des matériaux isolants traditionnels évoluent constamment (amélioration de la conductivité et de la résistance thermiques).

Les panneaux d’isolants sous vide (PIV) ont été développés en Allemagne. Ils utilisent un vide d’air enfermé entre deux couches d’aluminium. Leur avantage est de nécessiter une épaisseur nettement moindre qu’avec les isolants traditionnels, mais ils restent fragiles et d’un coût très élevé par rapport aux isolants traditionnels.

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