L’impact du bâtiment sur le changement climatique

Les travaux du GIEC

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climal (GIEC) a été créé en 1988. Depuis, leurs travaux confirment avec de fortes probabilités (90 %) la responsabilité humaine dans la croissance d’émission des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et donc dans l’augmentation de la température sur Terre avec son cortège de conséquences directes ou indirectes (phénomènes climatiques aggravés, dommages irréversibles causés à la biodiversité, crises liées aux ressources alimentaires, dangers sanitaires, déplacements de population, etc.).

Protocole de Kyoto, Facteur 4 et Grenelle de l ‘environnement

Adopté en 1997 et entré en vigueur le 16 février 2005, le protocole de Kyoto traduit les recommandations du GIEC : les pays qui l’ont ratifié (soit la totalité, sauf les États-Unis et une vingtaine de pays ou principautés) se sont engagés à ramener leurs émissions de gaz à effet de serre à 5 % au moins au-dessous de leurs niveaux de 1990 pendant la période 2008-2012.

D’ici 2050, il faut diviser par deux les émissions de GES pour limiter de 2 à 3°C l’augmentation de la température globale mondiale. Connaissant les contraintes des pays en voie de développement, les pays industrialisés doivent viser pour leur part une diminution d’un facteur 4 pour atteindre l’objectif global. Dans la continuité directe de cet objectif, la France lance en 2007 le Grenelle de l’environnement.

Le secteur du bâtiment: premier consommateur d’énergie

En effet, en France, la consommation de ce secteur atteint le 10 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Cela se traduit par 43 % de l’énergie finale totale utilisée et des émissions de C02 représentant 25 % des émissions nationales (second poste). Qui plus est, ces émissions comprennent uniquement les émissions liées à l’exploitation énergétique des bâtiments, et par conséquent ne comprennent pas celles liées à la construction des bâtiments et au transport généré par ces constructions.

Une consommation qui ne cesse de progresser

Malgré le renforcement progressif des réglementations thermiques des bâtiments neufs depuis les années soixante-dix et plus récemment des réglementations pour les bâtiments existants, l’ ADEME chiffre à :

  • + 15 %, la croissance des émissions de GES du secteur (depuis 1990) ;
  •  Et à + 30 % l’augmentation de la consommation énergétique dans les logements et les bureaux (ces trente dernières années).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *