Un point sur les combustibles fossiles

Les combustibles fossiles sont le charbon, le pétrole et le gaz naturel, dont le nom chimique est méthane. On sait que, d’une manière générale, les fossiles sont des restes biologiques anciens emprisonnés dans des roches. La définition s’applique exactement aux combustibles ci-dessus, formés il y a environ 100 millions d’années. Depuis la révolution industrielle jusqu’à nos jours, et certainement à l’avenir, leur importance économique, sociétale plus largement, ne saurait être surestimée.

Rappelons que l’ère industrielle a commencé avec l’utilisation du charbon pour faire fonctionner des machines à vapeur. Le relais a été pris par le pétrole, soutenu ensuite par le gaz. En 2009, les productions mondiales, exprimées en équivalent pétrole, étaient de 3,4 Gtep de charbon, 3,8 Gtep de pétrole, et 2,7 Gtep de gaz naturel. À eux trois, ces combustibles fournissent 81 % de l’énergie primaire commerciale consommée dans le monde. Mais leur stock, formé il y a longtemps, ne se reconstitue pas. On puise à tour de bras dans des réserves limitées. Jusque quand cela sera-t-il possible ? Et surtout, problème plus urgent, leur usage entraîne inéluctablement des émissions de C02 , ce gaz à effet de serre qui s’accumule dans l’atmosphère.

La remontée en bateau de l’estuaire de la Loire, de Saint-Nazaire à Nantes, permet d’apprécier l’ampleur des installations destinées à l’importation et aux premiers traitements des combustibles fossiles. D’abord, à Donges, on trouve les installations d’importation du pétrole brut, en provenance du Moyen-Orient et du Nigeria, et de son raffinage dans l’immense raffinerie de la société Total. Un peu plus loin, à Montoir-de-Bretagne, au site de GDF Suez, accostent les méthaniers apportant d’Algérie, de Norvège et d’ailleurs le gaz naturel liquéfié, stocké dans d’énormes cuves maintenues à – 163 °C. Cela représente 20 % de nos importations de gaz. À Montoir également, arrivent les vraquiers apportant le charbon d’Afrique du Sud, des États-Unis et de Russie.

Les gros bateaux ne pouvant pas aller plus avant, le charbon est transféré sur des barges qui remontent l’estuaire jusqu’à Cordemais. Il y alimente une centrale thermique composée de deux tranches de 600 MW qui dessert tout le Grand Ouest, en semi-base de demande d’électricité. Le site comporte aussi deux tranches au fioul, de 700 MW chacune, fonctionnant en pointe de demande, quelques centaines d’heures par an. Charbon, pétrole et gaz naturel sont des composés carbonés.

Ils ont été formés à partir de biomasse végétale. En première approximation, le charbon est du carbone pur, de symbole chimique C. Le pétrole est un mélange complexe dominé par les hydrocarbures de formule chimique CnH2n+2 où n est compris entre 2 et plusieurs dizaines. Le gaz est constitué essentiellement de méthane, de formule CH4 . Pourquoi ces produits sont -ils des sources d’énergie? Parce que, portés à haute température, ils brûlent en réaction avec l’oxygène de l’air en dégageant beaucoup de chaleur.

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